ACTUALITES
Arrivée du Secrétaire général de l'ONU en Haïti
mercredi 1er août 2007,
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon est arrivé
mercredi après-midi à Port-au-Prince, où il doit réaffirmer
l'engagement de l'ONU en Haïti, où uvre une importante mission
de 9.000 Casques bleus.
Pour cette visite de 24 heures dans l'Etat le plus pauvre du continent américain, M. Ban a été accueilli à son arrivée à l'aéroport international de Port-au-Prince par le président haïtien René Préval ainsi que par l'envoyé spécial des Nations unies sur place, Edmond Mulet.
Le secrétaire général de l'ONU va visiter le quartier
général de la mission de stabilisation des Nations unies en Haïti
(Minustah) et rencontrera aussi des représentants de la société
civile, du secteur privé et des membres du Parlement haïtien, a
annoncé l'ONU en Haïti.
Jeudi, il visitera Cité Soleil, le plus grand bidonville d'Haïti
où vivent dans des conditions misérables plus de 300.000 personnes.
Ce quartier de Port-au-Prince autrefois contrôlé par des groupes
armés est aujourd'hui sécurisé par les forces de la Minustah
(Mission des Nations unies pour la stabilisation d'Haïti) et la police
haïtienne.
Selon le programme de sa visite en Haïti, M. Ban doit s'entretenir avec
le ministre haïtien de la Justice et la Commission de réforme de
la justice, secteur dans lequel l'Organisation mondiale est très engagée
dans le cadre du renforcement des institutions haïtiennes.
Selon une porte-parole de M. Ban, "le secrétaire général
réaffirmera l'engagement continu des Nations unies en faveur des autorités
haïtiennes en créant les conditions pour la stabilité et
le développement durable".
M. Ban est ensuite attendu à La Barbade qui préside actuellement
l'organisation de la Communauté caraïbe (Caricom).
AFP
Haïti : Le Ministre de
la Culture et de la Communication demis de ses fonctions.
mercredi 1er août 2007,
Le Ministre de la Culture et de la Communication a été frappé dun vote de non confiance Mardi à la Chambre Basse. Soixante-huit (68) députés sur 87 ont voté en faveur du renvoi de Daniel Dorsainvil pour avoir mal géré les fonds destinés au carnaval 2007, 5 ont voté contre tandis que 14 se sont abstenus.
Le Ministre nétait pas en mesure de convaincre les parlementaires sur lusage de ces fonds et sur les raisons pour lesquelles le Carnaval ne sorganise quà Port-au-Prince et Jacmel.
A la veille du carnaval de cette année, les députés avaient plaidé en vain pour la décentralisation des festivités carnavalesques.
Selon la constitution, il ne reste à Daniel Elie quà remettre sa démission à lExécutif. Il revient au président, de concert avec son Premier Ministre, de nommer son successeur.
Les fonds destinés au Carnaval 2007 étaient évalués
à 80 Millions de gourdes.
Le Conseil National des Partis Politiques contre la privatisation.
Le Conseil National des Partis Politiques plaide en faveur dun débat
et des études approfondies sur lorientation de la politique économique
du gouvernement.
Dejean Bélisaire, tout en estimant que la privatisation nest pas le meilleur moyen pour aboutir au redressement des entreprises publiques, demande que celles-ci soient débarrassées des éléments peu productifs et deviennent compétitives.
« Pour être compétitives, les entreprises publiques ne doivent pas être des boites à sinécure, mais elles doivent se libérer de tous ceux qui ne sont que pour recevoir un chèque », a-t-il déclaré, tout en prenant position contre leur politisation.
Le processus de privatisation ou modernisation des entreprises étatiques haïtiennes a déjà commencés. Plus de 1500 employés ont reçu leur licenciement au Télécommunications dHaïti.
Dejean Bélisaire, tout en estimant que la privatisation nest pas le meilleur moyen pour aboutir au redressement des entreprises publiques, demande que celles-ci soient débarrassées des éléments peu productifs et deviennent compétitives.
« Pour être compétitives, les entreprises publiques ne doivent pas être des boites à sinécure, mais elles doivent se libérer de tous ceux qui ne sont que pour recevoir un chèque », a-t-il déclaré, tout en prenant position contre leur politisation.
Le processus de privatisation ou modernisation des entreprises étatiques haïtiennes a déjà commencés. Plus de 1500 employés ont reçu leur licenciement au Télécommunications dHaïti.
mercredi 1er août 2007,
Haïti-Kidnapping-Arrestations
La police libère le fils dun
pasteur et un ingénieur et intercepte 8 de leurs présumés
ravisseurs
Jephté Bérard et Serge Ligondé avaient été
kidnappés à domicile à Pétion-Ville
mercredi 1er août 2007,
Radyo panou
La police a libéré le jeune Jephté Bérard, fils du pasteur Pierre Bérard et lingénieur Serge Ligondé et appréhendé huit présumés kidnappeurs lors dune opération menée lundi à Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), a annoncé le porte-parole de la PNH, le commissaire Frantz Lerebours.
Les deux otages ont été retrouvés sains et saufs dans une maison de Morne Ménard, un des secteurs du vaste bidonville de Jalousie.
Ils avaient été enlevés dans leur résidence respectivement à Pétion-Ville et à Laboule (est), vendredi et samedi derniers. Chacun des deux rapts avait été précédé dun cambriolage en règle au cours duquel des appareils électroniques et électroménagers ont été notamment emportés.
Les ravisseurs nont pu obtenir la rançon de 50.000 dollars américains quils réclamaient.
Le commissaire Lerebours précise que les investigateurs de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), qui étaient en contact permanent avec les familles des otages, ont pu remonter la filière de ce réseau de kidnappeurs. Huit des présumés malfaiteurs ont été mis sous les verrous, parmi eux celui qui assurait la garde de Jephté Bérard et de Serge Ligondé.
Tous ces individus sont domiciliés à Pétion-Ville à lexception dun seul résidant dans le quartier dArcachon, à Carrefour (banlieue sud de la capitale).
Un neuvième membre de la bande était encore activement recherché mercredi.
Les principaux réseaux de kidnappeurs qui encerclaient la région métrpolitaine de Port-au-Prince ont été démantelés par la Police Nationale et la Mission de stabilisation de lONU (MINUSTAH). Toutefois, le phénomène persiste à létat résiduel. Des cas denlèvement sont régulièrement signalés, mais de moins en moins médiatisés à cause de lautocensure à laquelle sont condamnés les victimes et leurs familles.
Accident sur la Nationale # 2
mercredi 1er août 2007,
Quatre morts et plusieurs blessés, tel est le bilan d'un grave accident
qui a eu lieu hier mardi, sur la Nationale # 2, à morne Coma, dans la
commune d'Aquin. Selon des riverains, cet incident malheureux a eu lieu suite
au relâchement des freins du camion qui était surchargé.
Cet accident est le deuxième du genre enregistré en moins de deux
semaines, aux dires des riverains.
MAIRIE DE CARREFOUR/MICT/ENVIRONNEMENT /
« Sauver la Rivière Froide »
Mercredi 1er, Aout,2007
La Rivière Froide : plus qu'un mince filet d'eau.
Cest autour de ce slogan que le maire principal de Carrefour, Yvon Jérôme,
a procédé officiellement, hier lundi 30 juillet, au lancement
dune série de travaux aux abords de Rivière Froide, plus
précisément dans la localité de Kasale.
Daprès Yvon Jérôme, ce projet, dun montant denviron
vingt-cinq mille (25 000) dollars américains avancé par la Banque
mondiale et lOrganisation internationale Oxfam, est la première
étape des travaux de réhabilitation de la Rivière-Froide.
Selon le maire de Carrefour, cette démarche, dune grande importance
pour le gouvernement central et pour ladministration communale, entre
dans le cadre des efforts des autorités pour protéger la vie et
les biens des citoyens de la zone.
Yvon Jérôme a profité de la circonstance pour lancer un
appel aux gens qui occupent anarchiquement les abords de la rivière.
Lopération « sauver Rivière Froide » vise aussi
les exploitants illégaux des mines de sable, a-t-il averti, avant dannoncer
dautres visites dans la zone en rapport avec dautres aspects du
projet, (santé, éducation, etc).
Se référant aux nombreuses catastrophes provoquées par
la mauvaise gestion de la rivière, Pinchinat Pierre-Louis, représentant
de la Direction de la protection civile (DPC) du ministère de lIntérieur
et des Collectivités territoriales, a mis laccent sur la nécessité
pour lÉtat de prévenir plutôt que de guérir
en gérant les risques et désastres. « Dans sa noble mission
dassurer le bien-être de la collectivité, lÉtat
doit intervenir en amont des phénomènes dévastateurs, tels
cyclones, inondations, tremblement de terre
», a déclaré
Pierre-Louis.
État des lieux
Les périmètres de Rivière Froide présentent visiblement
un tableau triste et sombre, a-t-on constaté. « Il suffit de quelques
gouttes de pluie pour que ce soit la catastrophe », nous informe un résident
de la zone. Daprès ce dernier, qui a requis lanonymat, les
immondices, les pierres, les tas de boue et les détritus qui couvrent
la chaussée de la route principale de Carrefour après chaque pluie
et qui bloquent du même coup le passage vers la capitale, viennent des
hauteurs de Rivière Froide. La forte précarité écologique
de cette zone, située à quelques kilomètres de Port-auPrince,
met en péril la vie de la plupart des habitants de cette localité.
Rappelons quil y a à peu
près 2 ans, plusieurs personnes avaient été tuées,
plusieurs autres blessées et des maisons détruites lors dun
éboulement de terrain à Rivière-Froide.
Les constructions anarchiques qui se sont élevées au détriment
de la couverture végétale, ne datent que de quelques années,
nous a renseigné un notable de la zone. Selon lui, en raison de sa végétation
luxuriante, de sa rivière et de ses cascades, Rivière Froide était
autrefois très prisée tant des gens de Carrefour que de Port-au-Prince
et dautres régions du pays, et les touristes étrangers de
passage à Port-au-Prince allaient la visiter.
En raison des problèmes durbanisme et de logement à la capitale,
des centaines de familles ont squattérisé certains secteurs de
Rivière Froide, aujourdhui surpeuplée. Comme plusieurs régions
dHaïti, Rivière Froide souffre de la déforestation
et porte mal son nom, car la rivière qui traverse la zone sest
pratiquement asséchée, a constaté Le Matin.
La rivière, jadis peuplée de poissons, de crabes, décrevisses,
est polluée dhuile, servant à certains endroits de lieu
de décharges. Des camions viennent extraire du sable, des graviers et
des roches le long des berges, détournant ainsi le courant de la rivière
vers le côté nord, à proximité de la route qui conduit
à la localité du même nom.
La localité est sous-alimentée en courant électrique. Pas
de marché public non plus. Pire, pas dhôpital sinon quun
centre de santé, fonctionnant au rabais, dirigé par la congrégation
des Petits Frères et Petites Surs de Sainte Thérèse.
Ils sont donc nombreux les adultes et enfants marqués par la misère,
lincertitude et le désespoir.